
+ Dans la catégorie "femme à voix portant des co*illes" je demande Gal Costa ! J'ai toujours eu une passion pour celles qui ont eu le courage de s'affirmer en tant que femme à l'époque, les leaders, celles qui portent le pantalon ! On en fait plus des "comme elles" et pour cela remontons 40 ans auparavant. 1969. Maria das Graças Costa Penna Burgos a entamé sa carrière sous les ailes protectrices de Gilberto Gil et Caetano Veloso (deux grands maîtres de la musique do Brazil). Raccourcicant au minimum son patronyme Maria devient Gal Costa et sort un album du même nom. Coupe afro et funky attitude, les influences venus du Nord ne sont pas dissimulées. La même année, les yeux toujours tournée vers les US - et peut-être surtout vers Mr Hendrix- elle enregistre "Gal", les guitares grondent, la voix se fait douce et agressive, la musique sort dans des cris ou des rires : tout ce qu'on aurait pu s'imaginer à la vue de cette pochette au dessin psychédélique. Libérée et rebelle, elle persiste et signe avec "Meu Nome é Gal" (trad. Mon nom est Gal), morceau-définition du personnage Costa.
+ 1972. Les années hippies. Sur les plateaux télé, Gal, en véritable adepte du Flower Power, chante guitare à la main, fleurs dans les cheveux, assise sur un tabouret, les jambes écartées de part et d'autre de son pied de micro. Elle ne fait rien pour calmer le feu déclenché par ce fameux bikini rouge.... Le bikini c'est elle qui le porte sur la pochette de India, qui n'échappera pas à la censure! Au delà de sa sensualité sur-exploitée, Gal développe une maitrise de la guitare qu'elle met en avant sur Da Maior Importancia, et comment ignorer Pontos de Luz, funky et envoutant morceau qui a fait démarrer mon amour pour Gal. Bien que moins déluré que les essais rock de la belle, India reste tout de même l'album de la provocation.
+ Deux ans plus tard, Gal donne la fausse impression qu'elle s'est assagie. Cantar, est vraiment plus doux que ce à quoi elle nous avait habitués, les rhytmes sont purement brésiliens, ça sent la bossa, le jazz.... le chant est appliqué, il n'y a pas une note plus haute que l'autre et ça lui va plutot bien.
D'autres albums verront le jour pratiquement tous les ans, des liens se créent avec la crème de la musique brésilienne mais le meilleur de Gal se trouve dans ses albums pré années 80.
Discographie sélective
Gal (1969)
1. Cinema Olympia2. Tuareg
3. Cultura E Civilizacao
4. Pais Tropical
5. Meu Nome E Gal
6. Com Medo Com Pedro
7. The Empty Boat
8. Objeto Sim Objeto Nao
9. Pilsars E Quasars
2. Milho Verde ( Folclore Portugues )
3. Presente Cotidiano
4. Volta
5. Relance
6. Da Maior Importancia
7. Passarinho
8. Pontos De Luz
9. Desfinado
Cantar (1974)
1. Barato
Total2. A Rã
3. Lua, Lua, Lua
4. Cancao Que Morre No Ar
5. Flor De Maracuja
6. Flor Do Cerrado
7. Joia
8. Ate Quem Sabe
9. O Ceu E Som
10. Lagrimas Negras
11. Chululu
BONUS

Rivaux oui car on imagine bien qu'à cette époque (70's) le monde entier n'avait d'yeux que pour la bouille de Michael et les grands écarts de Jermaine au détriment des talentueux Sylvers qui travaillaient d'arrache pied pour être eux aussi REconnus. Mis à part quelques tubes, comme tous leurs contemporains, rien de spécial. Et pourtant en '72, avec leur premier album, Sylvers I, ils démarrent en trombe : Fool's Paradise, Only One Can Win, Chaos... des classiques. Au deuxième album, c'est encore mieux, au troisième le style se confirme et on se détache enfin du moule jacksonien... Seulement fin 70's arrivent les années disco, des changements au sein du groupe, les producteurs "véreux" , rien de bon pour le groupe, si ce n'est un enchainement d'échecs commerciaux qui viennent stopper leur ascension vers le sommet.... Trop courte leur carrière mais ils vont y croire jusqu'en 1984, même Edmund chouchou du public n'arrivera pas à relever l'entreprise familiale avec son album solo "Have You Heard" sorti en 1980... avec un style disco-funk qui n'a pas séduit... et puis sur la pochette il ressemble beaucoup trop à Michael !
Revenons donc sur notre première affirmation, The Sylvers ne batteront jamais les Jacksons (eh nan!), ils en avaient les moyens pourtant, c'est regrettable...
D I S C O G R A P H I E
(Discographie sélective, les 3 albums à se procurer...)
1972 - The Sylvers I
1. Wish That I Could Talk To You2. Fool's Paradise
3. Only One Can Win
4. I'm Truly Happy
5. Touch Me Jesus
6. I Know Myself
7. Chaos
8. So Close
9. I'll Never Be Ashamed
10. How Love Hurts
1973 - The Sylvers II
1. We Can Make It If We Try2. Through The Love In My Heart
3. Handle It
4. I'll Never Let You Go
5. Cry Of A Dreamer
6. Stay Away From Me
7. I Don't Need To Prove Myself
8. Let It Be Me
9. Love Me, Love Me Not
10. I Remember
11. Yesterday
1974 - The Sylvers III
1. I Aim To Please You2. Could Be You
3. Wish You Were Here
4. Don't Give Up The Good Life
5. Even This Shall Pass Away
6. Am I Truly Yours
7. Be My Love
8. Love Over Mind
9. What's It's All About
10. TCB
The Cashmere and the Black Pearls, The Nobelmen, The Soul Sessions et finalement Heatwave c'est sous ce nom que s'est fait connaître ce groupe soul/funk des années 70 créé après la fin de la deuxième guerre mondiale en RFA. Dans cette atmosphère d'après-guerre, le groupe est essentiellement formé d'anciens soldats américains passionés de musique mais subira de nombreuses transformations au fil des années mais le leader restera Johnnie Wilder, fondateur du groupe. Les formations soul dans les années 70 sont nombreuses mais Heatwave est l'une des rares à avoir vu naissance en Europe, et a donc été très influencé par le disco.
Fort de leur succès en Allemagne, Johnnie et son frère Keith décident de tenter leur chance et s'installent à Londres où il rencontres Rod Temperton, personnage charismatique qui leur assure leur montée vers la gloire. Les membres officiels sont alors les frères Wilder, Rod Temperton, Jesse Whitens (remplacé par Roy Carter), Mario Mantese, Emest Berger et Eric Johns, la stabilité du groupe atteinte, un premier album Too Hot To Handle sort en 1976 accompagné d'un de leur plus grand succès "Boogie Nights".
Ils sortent d'autres albums, s'exportent aux Etats-Unis mais les membres de Heatwave peinent à se distinguer dans la masses de groupe soul/funk de l'époque. De plus l'élément fort du groupe, Rod Temperton quitte ses camarades et se fait un nom en tant que producteur pour Quincy Jones, Herbie Hancock ou encore Michael Jackson. De mutations en mutations, le groupe perd de son essence et le succès avec, puis c'est Johnnie Wilder, la voix de Heatwave qui est forcé de jeter l'éponge après un accident de voiture qui le rend tétraplégique et qui est décédé le 13 mai dernier.
Heatwave a tout de même marqué les esprits car si leur notoriété s'est basé sur des single dansants, plein de groove, leur richesse se trouvent avant tout dans les balades qui se cachent dans leur album, des petites perles aux délicieuses harmonies vocales. Des perles qui n'ont pas échappé à certains des rappeurs de notre époque qui n'ont pas hésité à les sampler...
D I S C O G R A P H I E
Too Hot To Handle (1976) - Boogie Nights // Super Soul Sister // All you do Is Dial*
Central Heating (1977) - Happiness Togetherness // Mind Blowing Decision** // The Star Of A Story***
Hot Property (1978)
Candles (1981) Heatwave (1982)
Power Cuts (1982)
Current (1982)
Maximum Heat (1983)
** ATCQ - Stressed Out // Pete Rock - Soul Survivor
*** ATCQ - Verses from the Abstract // Smif-N-Wessun - All about the Cash
