Mardi 5 septembre 2006

  On pourrait qualifier Rachid Djaïdani de touche à tout. Boxeur, comédien et écrivain, c'est sous cette dernière casquette que je l'ai découvert. D'origines algérienne et soudanaise, Rachid grandit dans la banlieue parisienne entourée de 10 frères et soeurs, un environnement qui sera le décor principal de ces deux romans. Il commence à se faire un nom en tant que comédien jouant des petits rôles dans des films ayant pour thèmes la banlieue et ses habitants comme Ma Cité Va Craquer et assiste Matthieu Kasovitz sur le tournage du film La Haine. Parralèlement il extériorise toute sa rage sur des rings de boxe. Apparemment enfiler les gants ne lui suffit pas, pour se défouler il préfère écrire : "pour sentir que j'existe vraiment, il n'y a que l'écriture" dit-il.

Autobiographie ou autofiction, Rachid raconte le quotidien, la routine dans ces deux romans où les héros ou plutôt anti-héros évoluent sur fond d'anecdotes. Loin des clichés, il vulgarise la langue française, abuse de jeux de mots et de diverses références, nous entraîne dans un monde ou la langue n'a plus de registre, plus de limite. J'apprécie particulièrement tout cet excès, tout ce débit de mots, d'expressions que l'on trouve dans BoumKoeur et Mon Nerf. Plus que son écriture, c'est sa tchatche qui impressionne.

Dernièrement, il a tourné un documentaire de 52 minutes le fimant lors de l'écriture de son second roman appelé Sur ma ligne qui a remporté un franc succès lors de sa première nationale au Festival de Thau. Il vient également de terminé le tournage de son premier long métrage dont il est le scénariste et le réalisateur.

       B I B L I O G R A P H I E         

Boumkoeur (1999)

    Mon age est de 21 hivers, je porte un jean 501, un pull bleu, sur mon poignet droit une gourmette en argent avec le prénom d'Hamel, mon défunt petit frangin, j'habite au 12e étage d'une des tours de la cité, je suis au chomage. J'aime bien la vie en général, mais j'aime pas le rap de variétés, qui me parle de bouger de la et qui me dit de me balancer les bras en l'air parce que ma vie est funkie. je suis un requin assassin grâce a la morsure de mon phrasé. J'aime bien les gens sincéres qui défendent les causes sociales, j'aime pas SOS Racisme, ils viennent dans nos quartiers uniquement lorsque c'est prime-time sur le dos de nos cadavres qui font de l'audimat. Et enfin jaime bien les grands fréres du quartier qui préférent toucher leur RMI plutot qu'enfiler des rangers pour surveiller des magasins qui n'appartiennent meme pas a leurs pères. Je me planque avec mon pote Grézi qui a commis une bétise a la sortie d'une école...

 

 

 

Mon Nerf (2004)

    Comme toutes les semaines, Mounir, un jeune beur de banlieue, emprunte le métro pour consulter son psychiatre parisien. Le trajet est pour lui l’alibi idéal d’une longue rêverie de promeneur solitaire, l’occasion de se remémorer sous un jour halluciné l’enchaînement des épisodes qui ont marqué sa vie, parfois jusqu’à la souffrance la plus extrême : le traumatisme de la circoncision, la figure du père, la tendresse vicieuse de Gisèle dite Gigi, la nourrice du petit garçon que Mounir est alors amoureux, et dont il découvrira bien plus tard le véritable métier vieux comme l’immonde, au hasard d’un dépucelage à 19 ans. - Frederic Vignale

 

 

Rechercher

Playlist

Yahzarah - Natural


+ Ohio Players
What The Hell

+ Ace The Creator
Odd Toddlers

+ Dal-Gren
UFO

+ Ruby Andrews
Everybody Saw You

+ Busta Rhymes
One (ft. E. Badu)

+ Gnarls Barkley
Save My Soul

+ et d'autres...

Blog : Croyances sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus