Tôt le matin et tard le soir...

Publié le par Lily

... Doris Monteiro.

On devrait recommander 30 minutes de Monteiro chaque jour comme on recommande la demi-heure de marche quotidienne.
Et spécialement cet album, éponyme, le chapitre trois de la carrière de Doris.
Monteiro fait partie de celles que j'aime appeler les "songbird".
Elles sont comme ces oiseaux qui sifflent tot le matin près de votre fenêtre mais qui ne vous gênent pas contrairement aux roucoulements agressifs des pigeons.
On adore quand Doris chante innocemment l'amour, qu'elle se plaint passivement d'être seule (Cancao de sentir saudade). Mélancolique est la couleur de l'album, mais regarder la pochette de l'album Doris regarde vers la lumière ! Donc pas que des larmes lors de l'écoute, des sourires aussi face à la candeur qui se dégage de la jeune chanteuse qui a à peine 25 ans à l'époque. (cf. Hora de Nos Dois, Palhacada, O Menino Desce O Morro)
Tout au long de l'album il n'y a pas une note plus haute que l'autre, Doris chante comme on chante des berceuses à un enfant. La voix est plus mezzo que soprano, un brin cassée et descend bien bas a quelques occasions. Ce naturel lui vaudra d'être boudée par son public brésilien chaud comme la braise qui lui reprochera sa trop grande réserve. Classique, un brin jazzy, les cuivres sont ici rares (Passaporte pra Titia), remplacés - quand il le faut - par un bon vieil accordéon, on a ici affaire à une sorte un jazz-bossa-nova le tout restant très classique mais vocalement parfait (si j'étais prof j'lui aurais mit '10/10 Très bonne élève!" à la petite Monteiro)!

Publié dans Chroniques

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